Procédure d'expulsion : La nouvelle procédure en 10 étapes
La gestion immobilière passe à un nouveau niveau avec la loi n° 5221/2025. Depuis le 1er mai 2026, la procédure d’expulsion des locataires est modernisée, offrant de la rapidité aux propriétaires et un délai de relogement équitable aux locataires. 🏡
Qu’est-ce qui change dans la restitution des biens avec la nouvelle loi ?
La nouvelle loi étend la possibilité de délivrer une ordonnance de restitution des lieux loués également aux cas de fin de bail (à durée déterminée ou indéterminée). Désormais, la Justice est déchargée des simples affaires à caractère administratif, car la responsabilité de la délivrance des ordonnances est assumée par des avocats certifiés. Cela garantit la cohérence des transactions et encourage les propriétaires à remettre leurs biens en location de longue durée, renforçant ainsi l’offre de logements. 💡
Quelles sont les 10 étapes pour la récupération du bien ?
La procédure est structurée et nécessite la collaboration avec votre avocat :
- Mandat à un avocat : Vous vous adressez à votre conseiller juridique, qui se charge de la constitution du dossier.
- Choix de la procédure : L’avocat choisit la nouvelle voie, plus rapide, de l’Ordonnance de Restitution.
- Délais pour les loyers : En cas d’impayés, un préavis de 15 jours s’applique et 20 jours pour l’exécution.
- Délais pour la fin du bail : Une mise en demeure extrajudiciaire de 3 mois et un délai d’exécution de 2 mois sont prévus.
- Dépôt du dossier : L’avocat dépose la demande au Tribunal de Grande Instance avec un droit de timbre de 300€.
- Désignation d’un avocat certifié : Le Greffe désigne aléatoirement un avocat certifié indépendant pour le contrôle.
- Contrôle et signature : L’avocat certifié vérifie les documents dans un délai de 20 jours.
- Délivrance du titre exécutoire : Le titre exécutoire est publié par le Tribunal de Grande Instance.
- Signification au locataire : L’huissier de justice signifie le titre exécutoire au locataire.
- Garantie de délai : La loi garantit au locataire un total d’au moins 6 mois pour son déménagement en cas de fin de contrat.
Existe-t-il encore une possibilité d’opposition judiciaire ?
Bien sûr. Si le locataire a besoin de temps supplémentaire, il conserve le droit de former une opposition ou de demander des mesures provisoires. Cependant, la nouvelle réglementation met fin aux retards injustifiés, créant un cadre plus équilibré pour la gestion immobilière. 💰
